Nonie Darwish au sommet de l’islam laique, mars 2007
mai 24, 2007 — --
Après le onze septembre, les réactions des musulmans du monde indignent Nonie Darwish :
« Nombre d’entre nous n’osent s’avouer que la culture musulmane a engendré des monstres et des systèmes qui ont fait faillite… Plutôt que d’œuvrer à réformer l’islam, certains musulmans travaillent à disséminer le désordre et la violence dans le reste du monde ».
Ce qui l’indigne plus encore est le double discours de musulmans qui, en Amérique et en Europe, propagent le discours selon lequel l’islam est une religion de paix, tout en trouvant des excuses aux terroristes ou en prétendant que ce ne sont pas des musulmans.
« J’ai réalisé à quel point l’Occident est mal informé… Je ne veux pas voir la propagande, la désinformation, la haine, l’antisémitisme que j’ai connu au Proche-Orient se disséminer en Occident… Le terrorisme n’est pas un accident, il fait partie intégrante de la religion et de la culture du djihad, de la marche pour la domination mondiale qui s’est enclenchée voici des décennies dans le monde musulman… Ils maîtrisent à la perfection l’art de jouer avec les faiblesses et les tabous de l’Occident et utilisent à cette fin des mots tels qu’islamophobie ». [lire le texte intégral]
La façon dont les juifs ont été traités au Proche-Orient est une disgrâce. Et le monde, à l’exception des Etats-Unis, a abandonné Israël de façon à se concilier des pays musulmans producteurs de pétrole ». (…) Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral et devrait prendre d’urgence la voie de la réforme. L’obsession paranoïde envers Israël qui l’imprègne est de plus en plus intolérable, et l’Occident ne devrait pas l’excuser… Nous sommes dans une guerre sans précédents. Pire que le nazisme et le communisme, le djihad global est porté par des fanatiques qui croient qu’ils doivent conquérir le monde sur l’ordre de Dieu. Nous devons mener cette guerre et, en même temps, œuvrer pour la réforme de l’islam ». [texte complet]
Nonie Darwish fait ses études à l’Université américaine du Caire et s’y ouvre ainsi peu à peu à la civilisation occidentale. Elle vit de plus en plus mal sa condition de femme dans un pays arabe et décrit comment la nécessité de mentir lui pèse, tout comme la nécessité d’être emprisonnée à l’intérieur de sa féminité :
« Si j’avais décidé de m’habiller à l’occidentale, on aurait dit que j’étais provocante et que j’appelais au viol. Pour cette raison, de nombreuses femmes autour de moi portaient le voile, simplement pour n’être ni insultées ni violées ».
Nonie refuse l’alternative que choisissent ses amies : « porter le voile comme un symbole d’honneur, de pouvoir et de respect, la forme féminine du djihad ». Elle discerne, au contraire, que la situation est grave et difficilement remédiable : « Le changement semble ne pouvoir survenir qu’au détriment de l’honneur des hommes et de la chasteté des femmes. [texte complet]
Nonie Darwish explique comment le caractère profondément malsain, inégalitaire, envieux des relations entre les hommes et les femmes dans le monde arabe détruit toute possibilité de relation de confiance. Comment ces déséquilibres imprègnent les sociétés de jalousie, de dissimulation, du risque omniprésent de la honte, de l’humiliation et de la nécessité compulsive de la vengeance.
L’auteur expose le fatalisme et l’absence totale de sens des responsabilités qui en découlent. « Dans notre culture, ceux qui admettent une faute, même non intentionnelle, sont considérés comme naïfs ou stupides ».
Elle expose la façon dont, dès son plus jeune âge, on lui a enseigné le djihad : « Dans le monde arabe, la signification du mot djihad est très claire : c’est une guerre sainte contre les infidèles, une lutte armée contre quiconque n’est pas musulman. C’est un combat au nom d’Allah, destiné à promouvoir la domination planétaire de l’islam ». Et Darwish souligne que l’appel au djihad n’était pas séparé de la pratique religieuse : « Les appels à la prière étaient presque toujours suivis d’appels à détruire les juifs et les infidèles ». [texte complet]
[texte complet] Nonie Darwish se souvient comment on lui a appris à haïr les Juifs depuis sa tendre enfance. “On m’a toujours dit de ne pas accepter les bonbons proposés par les étrangers, car c’était peut-être un Juif qui essayait de m’empoisonner” se rappelle-t-elle. “On nous répétait sans cesse que les Juifs étaient des démons, le mal, les ennemis de Dieu”.
“J’ai mis du temps à réaliser qu’Israël ne constituait en aucune manière une menace pour le monde arabe, bien au contraire (…)
Elle est confiante qu’un jour le monde arabe mettra un terme à sa querelle avec l’état Juif, mais elle est moins optimiste quant à la menace croissante du fondamentalisme islamiste en Occident. “La plus grande erreur de jugement que font les Occidentaux, c’est de croire que leur culture et la démocratie sont indestructibles, sous-estimant les forces du Mal et de la terreur. De nombreux Musulmans ne cherchent qu’une chose, islamiser l’Amérique et l’Occident, coûte que coûte!”
Les caricatures ne sont pas la cause du déclenchement de la haine que nous voyons dans le monde Musulman ; elles ne sont que le symptôme d’une maladie bien plus grave.
Je suis née comme Musulmane au Caire et j’y ai vécu, ainsi que dans la bande de Gaza. À l’école à Gaza, on m’a enseigné la haine, la vengeance et la rétorsion. La paix n’a jamais été une option, en fait elle était perçue comme un signe de défaite et de faiblesse. À l’école, on chantait des chants avec des mots traitant les Juifs de chiens.
Critique et questionnement étaient interdits. On me disait : “les Musulmans ne peuvent pas aimer les ennemis de Allah, et ceux qui le font n’auront aucune miséricorde en enfer”.
Jeune femme, j’ai rendu visite à une amie chrétienne au Caire lors des prières du vendredi. Dans les haut-parleurs des mosquées, on entendait : “qu’Allah détruise les infidèles et les Juifs, les ennemis de Allah. Nous ne les fréquenterons pas et nous ne signerons aucun traité avec eux” et la foule des fidèles répondait Amen!
Mon amie avait peur et moi j’avais honte. Et c’est là où j’ai compris que l’enseignement et la pratique de ma religion étaient erronés. Malheureusement je ne suis pas la seule à avoir subi cette forme d’éducation religieuse. Des centaines de millions de Musulmans ont été élevés dans cette haine de l’Occident et des Juifs
Les émeutes et les manifestations sont le fait de foules remplies de rage. Depuis mon enfance à Gaza jusqu’aujourd’hui, j’ai toujours vu qu’accuser l’Occident et Israël était un véritable business dans le monde musulman. À chaque fois que la paix était à portée de main, le chefs Palestiniens ont toujours trouvé un groupuscule qui réussit à la saper. La seule voix libre de s’exprimer dans ces pays en dehors du gouvernement, c’est celle de la mosquée et dans ce lieu de prière, on appelle au jihad. Est-ce si surprenant qu’après des décennies d’endoctrinement à une culture de haine, le peuple exprime sa haine réellement ?
J’ai été le témoin de meurtres de filles pour l’honneur, de l’oppression de femmes, de mutilations génitales, de la polygamie et de ses effets dévastateurs dans les relations familiales. Tout cela est en train de détruire la foi musulmane de l’intérieur. Il est temps d’arrêter cette mascarade à propos des caricatures, alors qu’on se tait quand des Musulmans, le Coran à une main, tuent des innocents avec l’autre main. [texte complet]